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site mis à jour le 19/11/2004

Vous êtes bien chez Scapman's Shalimar. Le Riesenschnauzer : un chien pas comme les autres...


Lorsqu'on a la chance de croiser son chemin avec un RIESENSCHNAUZER, on reste pour la vie, fasciné et passionné par cette race. A chien exceptionnel, il faut un maître à la hauteur...

Le mâle réclame un maître juste, mais ferme. La femelle est plus souple, en générale. Le Schnauzer géant doit être éduqué soigneusement (avec un éducateur, c'est toujours plus facile) pour être le compagnon adorable et affectueux qu'il est.

Chien sélectionné par les intempéries allemandes, le schnauzer est rustique, sa santé est bonne et sa durée de vie moyenne est de 15 ans.

Son poil ne tombe pas et son standard réclame un toilettage régulier (Top Modèle : tous les 2 mois. Entretien : 2 fois par an).

Le schnauzer géant peut vivre en appartement si son exercice quotidien lui permet de se défouler réellement. Avant d'être un chien de salon (et il n'y a rien de péjoratif à cela), le schnauzer géant est avant tout un chien de travail et d'utilité, prêt à le prouver à chaque instant !

Le RIESENCHNAUZER est un chien intelligent qui joue de sa séduction pour obtenir ce qu’il veut... Le Riesenschnauzer est le chien d'une famille et particulièrement d'un maître. Prêt à tout pour la défendre, c'est un gardien incorruptible et redoutable. Le Riesenschnauzer est naturellement attiré par les enfants qu'il adore et avec lesquels il se montre patient et doux (malgré sa corpulence !).

Le schnauzer n'est pas le chien de tous le monde, c'est un compagnon qui se mérite et qui mérite toutes nos attentions.

Histoire (d'après "Les schnauzers" de Dr Joël Dehasse)

L'origine du schnauzer remonte au XIVe siècle. En Allemagne à Mecklenburg, une statue du XIVe s représente un chasseur avec un chien de type schnauzer accroupi à ses pieds. A Stuttgart, une autre statue 1620 intitulée "Le garde de nuit" le met en scène. Les peintres Rembrandt (1606-1669) et Dürer (1471-1528) l'ont aussi reproduit. Au XVIIIe siècle, des schnauzers ont émigrés en Angleterre puisqu'on en retrouve dans un tableau de Sir Joshua Reynolds (1723-1792).

Aux XVe et XVIe siècle, des chiens de type schnauzer accompagnaient les commerçants de Bavière (au sud de l'Allemagne, à la frontière Suisse) pour protéger les marchandises et les chariots. Issus des chiens de ferme, ils avaient des caractéristiques diverses : un poil lisse ou rude, de petite ou de grande taille, un pelage de couleurs différentes. On les utilisait pour aider le fermier à rentrer le bétail, pour garder la maison et les terres, et enfin pour tuer les rats et autres nuisibles dans les étables, les écuries, les greniers et la maison. C'est en raison de ce dernier travail qu'ils ont acquis le nom de "ratier". Ils avaient la réputation de s'acharner et de ne penser qu'à leur proie dès qu'ils en avaient flairé une. Selon Nora Snyers, des textes de la fin du XIXe s parlent des compétitions de chasse aux rats organisées en Angleterre et en Belgique : le schnauzer surpassait tous les terriers.

Ce chien de commerçant, de la taille du schnauzer moyen d'aujourd'hui, était peu encombrant mais très efficace pour éloigner les voleurs. Son histoire est comparable à celle du chien de Rottweil, chien de bouvier qui accompagnait les éleveurs au marché et qui défendait au retour le fruit du travail de son maître. Alors que le bouvier de Rottweil prit le nom de rottweiler à la fin du XVIIIe s, le mot "schnauzer" apparut dans la littérature en 1842 et, à partir de cette date, fut utilisé comme synonyme pour désigner le pinscher à poil dur, race reconnue en 1850. On prétendait à l'époque qu'à la souche pinscher allemande, on ajouta du chien de Bologne et du spitz, avec un mélange par la suite de caniche noir allemand et de spitz loup gris. Ce pinscher à poil dur avait un pelage broussailleux et un barbe. On lui taillait fréquemment les oreilles et on lui coupait la queue. D'autres noms furent donnés à ce type de chien : Rauhaar pinsher, Rattenfanger (chasseur de rat).

Le club de race allemand fut fondé en 1878. La première exposition de pinscher à poil dur eut lieu à Hanovre en 1879 : le vainqueur s'appelait... "Schnauzer". Cette anecdote pourrait n'être qu'une fable, mais de nombreux auteurs croient en sa véracité. En 1880 fut écrit le premier standard du "pinscher ou ratier allemand à poil dur". Il exigeait un chien alerte au pelage dru. De nombreuses couleurs étaient admises, comme les tons rouille, de jaune, de brun et des parties décolorées. Ce n'est que vers 1900 que l'on imposa les couleurs poivre et sel et noir.

Progressivement, le standard évolua et exigea un chien plus robuste, plus vigoureux, plus élégant et plus grand. On connaît les mensurations de deux célèbres champions, Kleo Schwabing (37 cm pour 9 kg) et Peter Rappo Sohn (50 cm pour 18 kg). Ces mensurations, citées par Virginia Rothe et reprises à partir du livre de Richard Strebel, "Die Deutschen Hund" (publié en 1904), nous permettent de penser que le schnauzer du début du XXe s était de taille petite à moyenne.

Au tournant du siècle, plusieurs éleveurs se distinguèrent. Parmi eux, Robert Schilbach de Saxe qui développa la lignée des "Pfeff", schnauzers ressemblant à ceux d'aujourd'hui. En 1912 naquirent deux frères de portée de la lignée Pfeff, Rex et Rigo, élevés par Gottfried Albrecht de l'élevage v.d. Enz au Wurtemberg ; ces deux étalons saillirent chacun plus de 100 chiennes et furent, avec leurs descendants directs, à l'origine des schnauzers actuels.

Le schnauzer continua sa vie professionnelle comme chien militaire au cours de la Première Guerre mondiale, autant comme courrier que comme chien de garde pour la Croix-Rouge.

La classification internationale du schnauzer varia. Classé un moment dans le groupe des terriers, on le plaça en 1945 dans le groupe des chiens de travail.

Quelques dates

1878 : fondation du club allemand du schnauzer.

1879 : première exposition à Hanovre.

1880 : premier standard allemand.

1920 : établissement des trois variétés, nain, moyen et géant.

 

Histoire du Schnauzer géant

 

Le début de l'histoire du schnauzer géant se confond avec celle du standard. Mais comme on l'a dit précédemment, le pinscher à poil dur était de taille variable. Un tableau de 1850 représente la princesse Elisabeth de Bavière, future impératrice Sissi, en compagnie d'un grand chien à poil dur de couleur noire rougeâtre. On parlait du chien-loup de Bavière, issu de bouvier d'Europe orientale... On n'est sûr de rien, toutes les hypothèses sont permises.

En Allemagne, à la fin du XIXe siècle, deux éleveurs fort réputés ont développé des géants : il s'agit de Karl Kluftinger (éleveur de Bazi von Wetterstein) et du Dr Calaminus (éleveur de Fels v Kinzigtal). Un troisième mâle, nommé Bruno, d'ascendance mal connu, fut le promoteur du schnauzer poivre et sel. Il semble que tous les schnauzers géants descendent d'un de ces trois illustres ancêtres. Avant cela, des emprunts ont été réalisés parmi les dogues allemands, les chiens de berger, les bouviers à poil dur, etc.

En 1909, on expose ces chiens géants sous le nom de "Riesenschnauzer" ou "Munchener schnauzer" (schnauzer de Munich). Les éleveurs allemands se mirent à travailler pour définir le type par la sélection et, probablement pendant la Première Guerre mondiale, par apport de sang de bouvier des Flandres et du bouvier de Roulers. Que les Belges aient ensuite délaissé le bouvier de Roulers, très semblable au schnauzer géant, au profit du bouvier des Flandres est une autre histoire que les historiens cynophiles tenteront sans doute de comprendre un jour.
Le premier schnauzer géant fut enregistré par l'American Kennel Club en 1929 ; on reconnut la race en 1930.

L'armée américaine utilisa les schnauzers géants durant la Deuxième Guerre mondiale. Par la suite, le poivre et sel disparut quasi complètement : on le reconstitua à partir de schnauzers moyens.

Actuellement, les grands chiens de garde étant à la mode, le schnauzer géant est populaire.